L’emploi, un combat plus que jamais prioritaire

Le confinement a contraint de nombreuses TPE et PME à mettre la clef sous la porte, les chiffres du chômage – un chômage de masse structurel depuis 40 ans – vont exploser dans les prochains mois. Beaucoup de personnes, de familles, d’entreprises sont frappées de plein fouet malgré les aides ponctuelles et provisoires mises en place par l’État.

Cette crise sans précédent aurait pu – et aurait dû – nous amener à changer notre rapport au travail et à réévaluer les politiques mises en place depuis des décennies pour combattre le chômage de masse et à constater leur inefficacité. Mais les néolibéraux ne veulent rien entendre ; ce ne sont pas Emmanuel Macron et son gouvernement qui changeront de politique.

C’est pourquoi à Nouvelle Donne nous œuvrons pour qu’un nouveau projet de société puisse advenir en 2022. Nous avons la conviction que la justice sociale ne pourra être atteinte qu’en combattant efficacement le chômage de masse. Pour cela, un ensemble de mesures sont nécessaires, parmi lesquelles la réduction de la durée hebdomadaire du travail et la mise en place de la semaine de 4 jours pour les salariés, dans la concertation entreprise par entreprise et sans baisse de salaire. Réalisable en quelques mois, ce nouveau partage du temps de travail peut redonner espoir à des centaines de milliers de Français.

Notre commission thématique Partage du temps de travail – Revenu citoyen travaille activement à l’actualisation des chiffres et des données de l’expérimentation menée avec succès dans 400 entreprises en 1996 grâce à la loi Robien, à laquelle Pierre Larrouturou avait contribué. Si vous êtes intéressé.e par ces travaux, rejoignez-nous !

Vidéo à partager : Une minute pour comprendre un nouveau partage du temps de travail
Livre : Einstein avait raison, il faut réduire le temps de travail, par Pierre Larrouturou et Dominique Méda

 

Une mesure en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes

 

Le partage du temps de travail est également une mesure féministe.

Après la Seconde Guerre mondiale, les femmes sont entrées peu à peu sur le marché du salariat. C’était la reconstruction de l’après-guerre et la question du chômage n’était pas à l’ordre du jour. Les années 1970 ont été un point de bascule à bien des égards. Le choc pétrolier et la crise qui a suivi, puis, dans les décennies suivantes, les dérégulations du système financier, la révolution de la robotique et du numérique ont créé et installé le chômage de masse, qui sape notre société. Les femmes ont été très vite considérées comme des variables d’ajustement sur le marché de l’emploi.

Aujourd’hui, il n’y a plus assez de travail à temps plein (39h et même 35h) pour tout le monde, hommes et femmes confondus. Gaël Giraud estime qu’il n’y a du travail à temps plein que pour 70% des actifs, ce qui laisse 30% d’entre eux sur le carreau ! Evidemment, ce sont les femmes qui en font le plus les frais : 82% des salariés à temps partiel sont des femmes ; les femmes ont 40 % de pension de retraite (droits directs) en moins…

Réduire le temps hebdomadaire de travail à 32h et même 28h, mettre en place la semaine de 4 jours pour les salariés sont donc devenus une nécessité pour que chacune et chacun puissent vivre dignement. À Nouvelle Donne nous préconisons également un grand plan de formation et l’orientation de la création d’emplois vers la transition écologique. D’autres mesures viennent également compléter ce “bouclier social” qui permettra de protéger les salariés et les entreprises.

Il est temps d’être efficace ! Il est d’agir contre le chômage de masse ! 

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