20 ans après le traité de Nice, l’UDI poursuit le projet d’une Europe politique



Il y a vingt ans, le 26 février 2001, était signé le traité de Nice par les 15 Etats-membres de l’Union européenne de l’époque.

Ce traité a marqué une étape cruciale dans la construction de l’Europe politique, presque dix ans après Maastricht. Nouvel acte puissant du projet européen, il posait les fondations d’une réforme majeure des institutions européennes en vue de l’élargissement de l’Union. Il comprenait, entre autres :  

  • le développement de la politique européenne de sécurité et de défense ;
  • la désignation d’un commissaire par Etat-membre ;
  • de nouvelles règles dans le système du vote à majorité qualifiée ;
  • l’extension de la procédure de codécision et renforcement du rôle du Parlement européen.

Cependant, la non-ratification du projet de Constitution européenne, consécutive aux « non » français et néerlandais, a mis un coup d’arrêt au projet d’une Europe politique, dont les meubles seront sauvés par le traité de Lisbonne de 2007.

20 ans plus tard, l’actualité que nous traversons nous prouve l’urgence du besoin que nous, Européens, avons de nous fédérer. Les crises sont désormais globales et, ainsi, doivent l’être leurs solutions : nous n’avons jamais autant eu besoin d’Europe.

C’est pourquoi le projet politique européen a besoin d’un nouveau souffle. L’UDI, qui a porté son propre programme aux élections de 2019, réitère sa volonté de renforcer les liens qui unissent les différents pays européens.

  1. Aller plus loin dans le processus démocratique européen

Alors que les normes européennes ont investi nos moindres gestes et habitudes au quotidien, l’Union européenne n’a jamais tant manqué de démocratie : les chefs d’Etat semblent être les seuls vrais décideurs de l’Europe. La démocratie doit exister à l’échelle européenne. En ce sens, l’UDI propose :

  • la désignation des Commissaires européens selon le vote des électeurs afin que le commissaire européen d’un Etat-membre soit de la sensibilité politique majoritaire dans les urnes dans son pays
  • l’élection du Président de la Commission par les parlementaires européens
  • l’élection du Président du Conseil européen au suffrage universel
  • la mise en place d’un référendum européen citoyen
  1. Aller plus loin dans la coopération

Alors que les populistes dénoncent le « trop d’Europe », tout au contraire, nous échouons parce qu’il n’y en a pas assez. Il ne peut pas y avoir de France forte sans Europe puissante. C’est pourquoi l’UDI propose :

  • la création d’un FBI et d’un Parquet européens
  • la création d’une Agence européenne des migrations
  • la création d’un Pôle européen de la Défense rassemblant toutes les structures existantes
  • la création d’un géant européen du médicament

« Le jour où des femmes et des hommes, animés de grandes ambitions pour l’Europe, décideront de s’en servir, ils pourront réveiller, sous la cendre qui le recouvre aujourd’hui, le rêve ardent de l’Europe unie ». Ces mots du Président Valéry Giscard d’Estaing, père de notre famille politique, au sujet du traité de Lisbonne, n’ont jamais été si vrais : plus qu’un rêve, l’Europe est aujourd’hui une nécessité.



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