Arrêter les chantiers du Lyon-Turin qui méprisent l’environnement et les populations locales


En Maurienne, les camions de chantier du Lyon Turin sont stoppés depuis le 24 aout par des habitants et des citoyens opposés à ce grand projet inutile.

EELV soutient le blocage actuel des camions de chantiers à Villarodin Bourget pour que les populations locales soient enfin entendues.

Alexandra Cusey-Caron, conseillère régionale et Jean François Coulomme, député NUPES étaient présents ce jour sur le blocage.

Dans les rues étroites des villages de Maurienne, les camions, camionnettes et voitures de chantiers mettent en danger les habitants, choqués de voir leurs forêts détruites, les sources taries, les terres agricoles disparaitre sous les gravats ou les bulldozers. Les chantiers défigurent la montagne.

Le projet du Lyon Turin n’est pas le projet « écologique » que vantent encore ses promoteurs. Il est urgent de montrer la vraie face de ce projet.  Le Lyon Turin n’a jamais fait l’objet d’un réel bilan carbone, ni d’une étude économique sérieuse pour valider son modèle. L’agence rhônalpine en charge de la qualité de l’air a produit une étude qui montre que le gain en émission C02 et particules n’est pas positif.

La solution écologique (celle qui répond à la fin de l’abondance reconnue par le Président de la République et à l’urgence de la sobriété reconnue par la Première Ministre), c’est de réduire le transport des marchandises pour réduire drastiquement les flux de camions et de mettre sans attendre ces marchandises sur le train. Les Plans Climat de l’Etat et des collectivités, la stratégie Bas Carbone, le SRADDET et TOUS LES DOCUMENTS DE PLANIFICATION en France réclament la diminution du transport des marchandises…. et on continue de produire des infrastructures pharaoniques pour les augmenter ! L’Etat, RFF, la SNCF sont ils devenus fous ?

Depuis 2012, EELV alerte sur les dangers de ce projet et réclame de mettre les camions sur le train dés maintenant, pas dans 30 ans. Les politiques d’aménagement en Maurienne sont incohérentes : on fait un tunnel (de Fréjus) puis une autoroute (de Maurienne) pour tuer le train, puis on double le tunnel créant un appel de camions (ouverture prévue dans une dizaine de mois…). Pendant l’amortissement de ce tunnel, on créé à grands coups de bulldozers, une nouvelle ligne ferroviaire alors que la ligne existante n’est utilisée qu’à 17% de sa capacité.

Cette politique du siècle dernier et la manière honteuse dont les chantiers sont conduits par TELT méprisent les populations locales  et la biodiversité. Il est urgent d’y mettre un terme définitif.

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