Communiqué de l’Action française – La guerre en Ukraine


Com­mu­ni­qué de l’Action fran­çaise – La guerre en Ukraine

« Cette nuit, la Rus­sie a enga­gé une attaque mili­taire mas­sive contre l’U­kraine. Ce choix déli­bé­ré, qui contre­vient à tous les enga­ge­ments pris par les auto­ri­tés russes, est une vio­la­tion de la Charte des Nations unies et des prin­cipes fon­da­teurs de l’U­nion euro­péenne », a décla­ré Emma­nuel Macron, assu­rant que « la France se (tenait) aux côtés de l’U­kraine » dans cette épreuve. »

Ain­si le pré­sident Fran­çais Emma­nuel Macron a pris par­ti pour l’un des deux bel­li­gé­rants, dans une guerre dont l’Ukraine fait les frais, mais qui se livre sour­noi­se­ment en réa­li­té entre les USA et la Rus­sie pour la domi­na­tion de l’Europe.

On ne peut que déplo­rer l’invasion de l’Ukraine par la Rus­sie, mais on est obli­gé de consta­ter que cette extré­mi­té que nous redou­tions est l’aboutissement d’un long gri­gno­tage par l’OTAN, c’est-à-dire par Washing­ton, des limites de sécu­ri­té accep­tables par la Rus­sie en recons­truc­tion. On reproche à Pou­tine de vou­loir réta­blir la Rus­sie Impé­riale, alors qu’il n’est ques­tion que de répa­rer un pays qui a été mal­me­né et humi­lié depuis la chute de l’empire soviétique.

On peut s’étonner de ce sou­dain rap­pel au res­pect de la charte des Nations Unies, quand celle-ci fut igno­rée super­be­ment, notam­ment le jour du bom­bar­de­ment de Bel­grade par l’OTAN (1) qui n’avait reçu aucun man­dat de l’ONU ain­si que par la décla­ra­tion d’indépendance du Koso­vo, ber­ceau de la Ser­bie, qui fut recon­nue immé­dia­te­ment par les pays de la coa­li­tion antiserbe.

On peut s’étonner aus­si que l’Union Euro­péenne, pro­ba­ble­ment par un élan fidèle de vas­sa­li­té aux maîtres d’outre Atlan­tique, en vienne à négli­ger ses propres inté­rêts en reje­tant, sur les injonc­tions aujourd’hui de Joe Biden, tout rap­pro­che­ment avec notre grand et puis­sant voisin.

Par exemple, on ne peut igno­rer que le rôle du gaz natu­rel aug­men­te­ra sen­si­ble­ment, tan­dis que sa pro­duc­tion locale dimi­nue­ra. Par consé­quent, les pays de l’UE vont devoir faire pas­ser leurs impor­ta­tions de gaz de 180 mil­liards de mètres cubes en 2005 à 650 mil­liards en 2030. Les pays de l’UE sont donc les pre­miers inté­res­sés à régler le pro­blème de l’ap­pro­vi­sion­ne­ment en pro­duits éner­gé­tiques sur le long terme, sur une base trans­pa­rente notam­ment avec le gazo­duc North stream II. (2)

Nul doute que les « états uniens » dont la géos­tra­té­gie est basée sur la géo-éco­no­mie, ont bien fait le cal­cul et ont tout lieu de se féli­ci­ter du conflit Rus­so-Ukrai­nien qui se déroule loin de Washing­ton et ren­dra pos­sible l’écoulement du gaz de schiste pro­duit aux USA, plus cher et plus polluant.

L’Action fran­çaise regrette que l’Union Euro­péenne ne voie pas l’intérêt des pays qui la com­posent et consi­dère que la France n’a rien à faire dans cette Union qui n’en n’est pas une, pas plus que dans le com­man­de­ment inté­gré de l’OTAN. En rede­ve­nant indé­pen­dant et non ali­gné avec sa place au conseil de sécu­ri­té de l’ONU, notre pays pour­rait jouer un rôle de média­tion et même d’arbitrage en recou­vrant la capa­ci­té d’être enten­du par toutes les par­ties en cause.

Ce n’est pas un rêve pro­duit par l’ubris, puisque la diplo­ma­tie Fran­çaise il y a moins de trente ans encore était res­pec­tée et admi­rée dans le monde.

(1) Le 23 avril 1999, en début de mati­née, les avions de l’OTAN bom­bardent les quar­tiers géné­raux et les stu­dios de la Radio-Télé­vi­sion de l’É­tat serbe (Radio Tele­vi­zi­ja Srbije, RTS), en plein centre de Bel­grade, tuant au moins seize civils et en bles­sant griè­ve­ment seize autres.

(2) Article de Ria Novos­ti (étude pour la firme Total)

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