Le système éducatif et l’enseignement en Finlande


Publié le
vendredi 28 mai 2021 •

Temps de lecture :
4 minutes

Vous pouvez retrouver le replay de ce webinaire avec Mikaa Mered ici : https://www.youtube.com/watch?v=MJ2_0PAL8iU

Aujourd’hui, nous prenons la Finlande comme exemple, pays dans lequel nous vivons tous les deux. Ce pays est reconnu pour la très grande performance de son système éducatif, produit de la culture Finlandaise. Il s’appuie sur la liberté créative et le développement de l’autonomie des enfants dès le plus jeune âge. 

Les enfants du primaire, dès leur entrée en 1ère année d’école (équivalent au CP) ont des emplois du temps très cours et ne dépendent pourtant pas de leurs parents pour leur garde ni leur transport. La journée de classe typique commence à 8h30 pour se terminer à 15h30.

En règle générale, dès l’âge de 7 ans, ils font le parcours du domicile à l’école de manière autonome, dans les transports en commun ou arrangés par l’école via des compagnies privées si le domicile est trop éloigné pour un parcours à pied. Le principe « d’école de proximité » est la doctrine suivie par les autorités et les temps de transports des élèves doivent être réduits autant que possible.

Des programmes sportifs et d’activités diverses sont souvent proposés par les communes permettant la prise en charge des enfants pendant les créneaux horaires où ils ne sont pas à l’école. Par ailleurs, les parents ont des journées de travail courtes qui finissent généralement avant 17 heures. 

Le sport et les activités de plein air sont plébiscités, quelle que soit la météo… Les familles sont invitées à profiter de la nature environnante souvent à vélo, à pied, à ski ou même en patins à glace !

Certaines autres spécificités du système d’éducation finlandais méritent d’être soulignées :

  • L’enseignement scolaire commence à l’âge de 7 ans via un tronc commun qui dure 9 années (jusqu’à l’âge de 16 ans). Puis les élèves suivent le lycée pendant 3 ans ou un cursus dans des établissements d’enseignement professionnels. En pratique, tous les enfants de 6 ans suivent l’enseignement primaire.
  • La maturité des enfants peut également être testée pour les autoriser à commencer plus tôt le cycle scolaire.
  • Une aide spécialisée pendant leurs neuf premières années d’école est proposée aux élèves faisant face à des difficultés d’apprentissage via des éducateurs spécialisés présent dans la plupart des écoles. Des projets pédagogiques sur mesure peuvent être déterminés individuellement pour les enfants les plus en difficulté.
  • Pour les enfants en bas âge, la loi garantit de longs congés paternels ou maternels importants.
  • La Finlande totalise 3000 écoles élémentaires pour 550 000 élèves soit moins de 200 élèves par école élémentaire et des classes à effectifs réduits. 
  • Une place de premier plan est accordée à l’éducation artistique considérée comme un vecteur essentiel du développement de la personnalité.
  • Peu de devoirs à la maison sont donnés par les enseignants.
  • Les enseignants sont très bien formés et rigoureusement sélectionnés. En 2010, 6 600 candidats se sont présentés pour 660 postes à pourvoir dans le primaire Ils sont très bien rémunérés et ont acquis un haut niveau de formation. Il leur est demandé d’avoir satisfait à un cursus correspondant à un master où les sciences de l’éducation prennent une large part, de même qu’ils doivent attester de leurs compétences dans les matières qu’ils se proposent d’enseigner. Même les enseignants dans le système primaire sont obligatoirement diplômés de l’enseignement supérieur.
  • Les enseignants disposent en outre d’une autonomie pédagogique totale et les programmes sont flexibles. L’enseignant est formé aux méthodes pédagogiques mais choisit celle de son choix dans le cadre du projet et des objectifs pédagogiques nationalement définis.
  • L’égalité d’accès aux études est garantie quelle que soit l’origine sociale et géographique des enfants.
  • La notation ne commence qu’à partir de la cinquième année du cycle pédagogique. Il existe un test standardisé à la fin du deuxième cycle du secondaire.
  • L’enseignement se base sur l’incitation, la participation et l’interactivité. Les enseignants attendent des élèves un rythme soutenu mais sans faire pression ou leur imposer d’exigences particulières.
  • 11 à 12% du budget de l’état et des communes sont consacrés à l’enseignement et à la formation continue.
  • A la sortie de l’école élémentaire, la moitié des adolescents vont étudier au lycée (dont 60% de filles).
  • L’orientation des élèves dans l’enseignement supérieur tient compte des notes obtenues au baccalauréat ou leur examen de fin d’étude en lycée professionnel.
  • A noter qu’il existe des écoles supérieures professionnelles équivalentes à un cursus universitaire et que des passerelles existent entre les formations professionnelles et les formations universitaires. Le principe retenu est qu’aucun cursus ne doit déboucher sur une impasse
  • La formation est envisagée toute au long de la vie et de très nombreux programmes sont proposés aux adultes.
  • La différence entre les élèves les plus forts et les plus faibles est la plus minime au monde.
  • Depuis 2001, les jeunes finlandais occupent les premières positions des classements internationaux en sciences, lecture, et mathématiques (classement PISA).
  • Les établissements sont remarquables et sont dotés des technologies les plus avancées permettant aux étudiants de développer leurs compétences dans des domaines variés. Ils ont souvent la possibilité d’étudier de diverses matières et non corrélées comme par exemple l’art et l’informatique !
  • Le système éducatif finlandais est majoritairement public.

La Finlande est entrée dans l’Union Européenne et dans l’espace Schengen en 1995, permettant aux étudiants européens de profiter du système éducatif Finlandais (niveau universitaire). 

La crise que nous vivons tous depuis un an avec liée au virus de la COVID-19 a été une source d’inquiétude pour les enseignants et les élèves mais a été relativement bien gérée.

Les élèves et étudiants ont été équipés de tablettes ou d’ordinateurs fournis par l’école, le collège ou le lycée pour que personne ne soit lésé.

Les programmes étant déjà en partie diffusés via des livres « électroniques », l’organisation du « télé-enseignement » n’a pas constitué un défi difficile pour les élèves. En Finlande, tous les forfaits de téléphone privés proposent un accès illimité à Internet et la plupart des lieux publiques offrent le WIFI gratuitement (aéroports, gares, gares routières, bus, centres commerciaux, institutions etc…).

Evidemment, cette crise sanitaire n’a pas évité les problèmes de promiscuité car nous nous sommes tous retrouvés en télétravail et malheureusement, les employeurs finlandais n’ont pas accordé de « récréation » aux parents ! 

Si vous rencontrez des difficultés ou avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter aux horaires de permanence téléphonique ou à vous rendre sur le site de l’ASFE à l’adresse suivante : https://alliancesolidaire.org/category/np-education/

Notre article le plus récent porte sur Le recours gracieux en cas de décision défavorable à une candidature dans l’enseignement supérieur : https://alliancesolidaire.org/2020/06/24/recours-gracieux-en-cas-de-decision-defavorable-a-une-candidature-dans-lenseignement-superieur/

Vous pouvez retrouver le replay de ce webinaire directement au lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=MJ2_0PAL8iU

Cet article a été rédigé par Marie-Zoé Belon Laitinen, membre de la liste Finlande – Lituanie – Lettonie – Estonie et Jacques Morisot tête de liste.

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