Nanterre, Paris République… – pcof.net



Nanterre (92)

A l’appel de l’AFPS de Nanterre et de diverses organisations (CCFD Terre Solidaire, la CGT de Nanterre, Femmes Egalité, Femmes Solidaires, La France Insoumise, le MRAP, le PCF et le PCOF), un rassemblement s’est tenu vendredi 21 à 18h30 à Nanterre à proximité de la halle du marché du chemin de l’ile.

Une
centaine de personnes, dont des jeunes issus des quartiers populaires, ont
répondu à l’appel en dépit de l’interdiction, le matin même par Préfecture de rassemblement
déjà autorisé prévu initialement sur la place Foch, au prétexte que le lieu ne
leur convenait pas. Encore une fois les autorités ont tenté de museler le
mouvement de solidarité envers la Palestine.

Après
une intervention de Christine Boutleux, présidente de l’AFPS Nanterre, les
différentes organisations syndicales, associatives et politiques participantes
ont pris la parole dont notre camarade du PCOF 92, pour dénoncer l’agression
dont était victime les Palestiniens, l’attitude complice du gouvernement
français et la nécessité de tenir bon face aux tentatives de criminaliser le
mouvement de soutien au peuple palestinien. Le NPA, le POI et LO sont aussi
intervenus au micro. Une large solidarité a su se rassembler à Nanterre pour exprimer le soutien à la lutte du peuple
palestinien pour ses droits nationaux.

A
bas la politique coloniale de l’Etat d’Israël.

Palestine
vivra, Palestine vaincra.

Cellule
Nathalie Lemel (PCOF 92)

Intervention de notre parti au rassemblement de Nanterre

Un cessez-le
feu a été signé. C’est une victoire de la résistance palestinienne qui n’a pas
plié face au déluge de feu que lui a imposé l’Etat criminel d’Israël. Cet Etat
qui n’a aucun scrupule à massacrer des femmes et des enfants, à raser des
immeubles entiers, y compris ceux abritant des agences de presse pour censurer
l’information et cacher le massacre qui était en train de se dérouler.

C’est aussi
le résultat d’une mobilisation énorme de solidarité internationale envers le
peuple palestinien. Partout en France, en Europe et jusqu’à New-York, des
manifestations en soutien au peuple palestinien se sont tenues malgré les
tentatives de criminalisation de ce mouvement. La France s’est sinistrement
distinguée en étant un des seuls pays au monde à interdire des manifestations
comme celles de Paris samedi dernier. Malgré cela des milliers de personnes ont
bravé l’interdit. Le gouvernement français ne parviendra pas à museler et à confiner
notre colère et notre soutien à cette cause juste.

Un cessez-le
feu a été signé, certes, mais ce n’est pas la fin de la guerre. Israël continue
et continuera à s’en prendre aux palestiniens de Gaza, de Cisjordanie et à la
minorité arabe israélienne victime de discriminations. Car c’est un fait majeur
qui mérite d’être souligné. Les Palestiniens qui vivent en Israël ont
clairement montré leur soutien envers leurs compatriotes. Le succès de la grève
générale en témoigne. Cette union des Palestiniens et leur attachement à la
réalisation de leurs revendications nationales, voilà l’enseignement principal.
Ils ont plus que jamais besoin de notre soutien.

Vive la lutte
du peuple palestinien pour sa libération contre l’oppresseur sioniste.
Palestine vivra, Palestine vaincra ! 

Paris, place de la République, samedi 22 mai

Ce rassemblement de deux mille personnes a été appelé par
deux collectifs : le Collectif National pour une Paix juste et durable
entre Palestiniens et Israéliens et le collectif « Palestine » qui
s’est mis en place au moment des agressions des colons sionistes à Jérusalem,
fin avril.

Une nouvelle fois, la préfecture de Paris a interdit la
manifestation initialement prévue, comme elle l’avait fait la semaine
précédente (le 15 mai). Les organisations qui avaient appelé à « être
présents » le 15, malgré l’interdiction, étaient là, animées d’une
détermination renforcée par le succès du 15 qui a mis des milliers de jeunes
dans la rue. Une partie de ces jeunes étaient à la République. C’est le signe
que la question de la solidarité avec le combat du peuple palestinien est
devenue un terrain de mobilisation et de politisation d’une partie de la
jeunesse, notamment celle des quartiers populaires.

Ce rassemblement se tenait après l’annonce du cessez-le
feu, entre Israël et le Hamas. Ce recul a été imposé à Israël par la résistance
palestinienne, de Gaza à Jérusalem, en Cisjordanie, dans toutes les villes
israéliennes où vivent des Palestiniens, des Palestiniens du Liban, de
Jordanie… et le mouvement de solidarité qui s’est développé partout dans le
monde. Le succès de la grève générale du 18 mai, dans les villes d’Israël où
vivent les Palestiniens a également pesé dans la décision des autorités
israéliennes du cessez-le feu.

Cette force était très palpable dans ce rassemblement qui
s’est tenu malgré les conditions climatiques difficiles. Comme nous disait un
participant, « Ici, il tombe des gouttes de pluie, là-bas, il tombe des
bombes ».

Les points forts de ce rassemblement et de pratiquement toutes les interventions, ont été la condamnation sans réserve de la politique criminelle d’Israël ; qu’il n’était pas juste de mettre sur le même plan le colonisateur, en l’occurrence Israël, et le colonisé, les Palestiniens ; la dénonciation de la complicité du gouvernement français avec Israël ; l’importance d’imposer des sanctions à Israël ; l’unité du peuple palestinien qui s’est manifestée avec force ; le soutien à la résistance palestinienne et l’importance de poursuivre et amplifier la solidarité avec le combat du peuple palestinien, pour ses droits nationaux.Plusieurs responsables d’organisations qui se sont succédé au micro ont insisté sur l’unité en Palestine et sur l’unité qui devait animer l’ensemble des forces qui soutiennent le combat du peuple palestinien.

Le cessez-le-feu ne signifie pas la fin des mobilisations. La réponse politique à apporter à la question de la reconnaissance et de la concrétisation des droits nationaux de tout le peuple palestinien est sur la table. Dans les interventions des organisations de Palestiniens, des pistes ont été formulées, qu’il appartient au peuple palestinien de préciser et de trancher. Mais il y a aussi les questions immédiates concernant les sanctions à imposer à l’Etat sioniste, l’arrêt du soutien du gouvernement français à Israël, la question de l’aide d’urgence à apporter à la population victime des bombardements israéliens, la question de l’arrêt de la colonisation, en Cisjordanie, à Jérusalem…

Il y a aussi, ici, en France, le soutien à apporter aux
militants poursuivis pour avoir appelé à des manifestations ou à celles et ceux
qui ont été poursuivis pour y avoir participé.

Notre parti était présent avec ses panneaux, ses drapeaux,
son tract à cet important rassemblement et s’est exprimé au micro. A la fin de
son intervention, le camarade a lancé un des mots d’ordre qui a eu beaucoup
d’écho tout au long du rassemblement : « Israël assassin, Macron
complice ».

Plusieurs organisations palestiniennes étaient présentes, notamment le Forum
Palestine Citoyenneté, dont la présidente, Lana Sadeq a pris la parole. Les
différentes organisations engagées dans la solidarité avec la Palestine étaient
également présentes : l’AFPS, les collectifs locaux comme Argenteuil
Palestine solidarité, Montreuil Palestine, la campagne BDS, la CAPJPO,
Europalestine, l’Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP), l’Associations AFD
International, l’organisation « Femmes Egalité », le MRAP, la CGT,
représentée par son secrétaire général, Solidaires, la France Insoumise (FI),
représentée par le député E Coquerel, le PCF, EELV, représenté par le député
européen, le NPA, le PIR, le PCOF, le collectif « ni guerre, ni état de
guerre » (NGNEG).



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