Notre candidate, la coordination des luttes !


Salaires, pensions de retraite, allocations de chômage, minimas sociaux, bourses étudiantes… les revenus se font bouffer par l’inflation des prix. Constat implacable qui produit un début de panique chez les capitalistes et les dirigeants de l’État.

Toutes et tous nous faisons l’expérience dans notre vie quotidienne que demain est pire qu’aujourd’hui : se nourrir, se loger, se déplacer, étudier, se soigner, etc. devient de plus en plus difficile. Cette situation produit colère et désespoir. Sur ce terrain prospèrent les discours et programmes haineux, racistes et autoritaires. Programmes qui n’ont pour buts que de nous diviser et nous faire payer la crise du capitalisme. Mais les classes populaires et les salarié·es relèvent la tête. Depuis quelques mois, les luttes font remonter la température du climat social.

Les grèves sur les salaires se multiplient depuis l’automne en particulier dans des boîtes peu habituées aux grèves. Nombre d’entre elles ont été victorieuses. C’est le cas chez Leroy-Merlin, où les salarié·es ont obtenu une augmentation de 65 euros par mois minimum. Pareil chez Akerma, géant de la chimie, ou après plusieurs jours de grèves sur 13 sites, les salariés ont obtenu 70 euros net mensuels de plus pour les bas salaires. Ailleurs, comme chez Dassault, les patrons lâchent des primes pour désamorcer les grèves. Et ça ne va pas s’arrêter là. Le gouvernement répond par des mesures misérables. Le patronat freine dans les négociations salariales de branche et ne propose que de travailler plus, tout en payant toujours moins de cotisations sociales.

La grande peur des puissants

Des professions ont démarré un cycle de grèves sur les conditions d’emploi, comme dans le secteur social, médico-social et l’animation. D’autres se mobilisent pour leurs conditions de travail, comme dans l’Éducation avec la gestion désastreuse de la crise Covid. D’autres encore se battent contre les licenciements ou les fermetures d’entreprises.

L’heure n’est donc pas au fatalisme. Il n’y a pas de barrière étanche entre toutes ces luttes, elles se renforcent les unes les autres. Elles nous font gagner en confiance. Elles dessinent la nécessité d’une nouvelle can­didate à la présidentielle  : la convergence des luttes !

C’est la seule qui peut faire peur à ceux qui nous dominent et nous exploitent. Car son programme, ce n’est pas une nouvelle promesse mensongère, mais des mesures radicales pour la justice et l’égalité sociales. Pour une vie digne pour toutes et tous. Parce qu’il sera mis en œuvre par la démocratie de celles et ceux d’en bas, qui seul·es produisent les richesses. La voilà la grande peur des puissants !

Pour y arriver, la place du syndicalisme de lutte est incontournable et la question de son unification doit être posée. Toutes ces luttes peuvent donner le sentiment d’un éparpillement. Il faut le dissiper en construisant sur chaque lieu de travail, dans chaque territoire, une coordination permanente des syndicats de lutte. Pour permettre aux salarié·es, retraité·es, chômeurs et chômeuses de s’informer sur ce qui se passe ailleurs, pour inciter à se battre et propager la mobilisation. C’est à cette condition que les journées nationales interprofessionnelles de grève nous seront utiles. Et ça, c’est de la responsabilité de chacune et de chacun, dans son entreprise et dans son quartier.

Commission Travail de l’UCL

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