ONU : quand l’Ukraine de Zelensky vote contre les résolutions contre la glorification du nazisme #Ukraine


Alors que la propagande de guerre des médias officiels bat son plein, et considèrent comme absolument grotesque la « nazifiaction » de l’Ukraine, le compte-rendu d’une réunion du 18 novembre 2020 de l’Organisation des Nations Unies laissent très peu de doute à cet égard.

Ce compte rendu est disponible sur le site de l’ONU, que l’on ne pourra accuser de « complotisme ». Il est consultable ici : https://www.un.org/press/fr/2020/agshc4312.doc.htm

Cette réunion portait notamment sur l’adoption d’un projet intitulé « Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée. ».

Le titre de cet article ne laisse aucun doute sur la nature tendue des échanges  : « L’adoption des projets de résolution de pays polarise à nouveau les débats au sein de la Troisième Commission ».

Les tensions ont été très marquées entre la Russie, les Etats-Unis et… l’Ukraine !

Qu’indiquait donc ce projet, dont la résolution finale est disponible ici : https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/LTD/N20/300/02/PDF/N2030002.pdf?OpenElement.

Globalement et comme son nom l’indique, il vise à inciter les états membres à lutter contre la glorification du nazisme, notamment via l’éducation des enfants, il s’appuie notamment sur la Déclaration et du Programme d’action de Durban.

Les États Unis ont, bien sûr, fait savoir que ce texte limité la sacro sainte liberté d’expression,  mais surtout que ce projet était « une tentative à peine voilée de légitimer des récits trompeurs de la Fédération de Russie qui chercherait à dénigrer d’autres pays ».

On se demande bien comment un texte sur la lutte contre le nazisme pourrait « dénigrer d’autres pays » ? Sauf si, bien sûr, lesdits pays ont quelques choses à se reprocher en matière de glorification du nazisme, il va de soit.

L’autre pays à avoir vivement protester est donc l’Ukraine qui « À son tour, […] a jugé que le projet de résolution n’a rien à voir avec son titre » et que « L’auteur du texte manipule les récits historiques et cherche à faire de la provocation politique, a accusé la délégation qui a vu dans cette résolution une glorification du Stalinisme qui a commis des crimes du même ordre contre des pays entiers.  La délégation votera contre ce projet de résolution en raison de ses formulations trompeuses. »

C’est donc la supposée « glorification du stalinisme » qui aurai motivé le choix de l’Ukraine… sauf qu’on a beau cherché, on ne trouve aucune mention de Staline, ni de l’URSS ou encore du communiste dans ce projet. Le texte fait seulement mention de la « coalition antihitlérienne », dont on rappellera qu’elle était composée, certes de L’URSS (et donc de l’Ukraine), mais aussi des États-Unis, du Royaume-Uni ou encore de la France, via notamment la résistance intérieure largement portée par les communistes.

Le même type de propos ont été répétés par l’Ukraine lors de l’adoption d’une nouvelle résolution en 2021 : «  qu’elle a comparé à un « cheval de Troie », accusant le porteur du projet de s’efforcer de monopoliser la victoire sur le nazisme et de déformer l’essence du Tribunal de Nuremberg tout en manipulant la réalité de l’histoire.  Cette année, de nouveaux libellés ont été introduits dans le projet, qui n’ont rien à voir avec la lutte contre le nazisme mais visent à glorifier le « parti communiste criminel » dirigé par Staline ».(1)

On a beau lire et relire, là encore rien de tout ça dans la résolution…(2)

La question est donc pourquoi ces protestations et surtout pourquoi les États Unis et l’Ukraine ont ainsi porté ces arguments fallacieux !?

Pour la simple est bonne raison que certaines parties de la résolution posaient effectivement problème à l’Ukraine !

On peut notamment y lire au point 5 :

« Se déclare profondément préoccupée par la glorification, quelle qu’en soit la forme, du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de l’organisation Waffen-SS, en particulier par l’édification de monuments et ouvrages commémoratifs et par l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, par le fait de déclarer ou de s’ingénier à déclarer que ces membres et ceux qui ont combattu la coalition antihitlérienne, collaboré avec le mouvement nazi et commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont participé à des mouvements de libération nationale, ainsi que par le fait de rebaptiser des rues pour glorifier ces personnes ».

On lit aussi a l’article 13 « Met à nouveau l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute cérémonie commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et organisations apparentées » ».

Et pour le coup, oui, l’Ukraine est clairement concerné par ces passages et les décisions qu’ont prise leurs « dirigeants » du mouvement « euro-Maiden ».

En effet, en 2014, après la prise de pouvoir de Prochenko, ce dernier a décrété un hommage national, le 14 octobre, en l’honneur de l’organisation des nationalistes ukrainiens (O.U.N), et sa branche militaire, l’armée insurrectionnelle ukrainienne (U.P.A) (3).

Ces organisations collaborèrent activement avec l’Allemagne Nazi contre l’URSS ; l’O.U.N était farouchement antisémite, l’U.P.A fut notamment responsable de la mort de 100 000 civils polonais en Volhynie de 1942 à 1944 !

L’un de leurs membres fondateurs était Stepan Bandera, un nationaliste ukrainien, à l’idéologie exterministe, qui dirigeait notamment l’U.P.A et, qui était donc un collaborateur zélé de l’Allemagne Nazi.

Ce dernier est célébré tous les 1er janvier (anniversaire de sa naissance) par les nationalistes ukrainiens par des marches aux flambeaux. Il a même une statue à sa gloire dans la ville ukrainienne de Ternopil ! De plus, de nombreuses villes Ukrainiennes portent son nom, comme à Kiev, Lviv, Loutsk, etc (2)… Et cerise sur le gâteau, il fut l’icône du putsch des euros-nationalistes d’EuroMaiden en 2014, qui en brandissaient des portraits.

Il est également utile de rappeler que l’Organisation des nationalistes ukrainiens de Bandera a toujours été hébergée au Canada après-guerre, tandis que ses ramifications ont continuées notamment dans le cadre des réseaux Gehlen d’être  soutenue et entrainée par la CIA pour une éventuelle attaque de l’URSS (comme l’ont montré les travaux historiques de Christopher Simpson, Blowback). De fait, en Ukraine, ces forces néonazies ont continué des combats, soutenus par l’OTAN, jusqu’en 1953, la dernière arrestation datant de 1958. Les nazis ukrainiens ont joué un rôle clef dans le maccaarthysme, la guerre du Vietnam. l’irruption éclatante du néo-nazisme en Ukraine à la faveur de la révolution orange de 2004 et du putsch d’euromaidan n’en est en réalité par une. Il y a une histoire du néonazisme ukrainien entre 45 et 90 qu’il ne faut pas oublier et qui nous ramène à la politique de Washington.

On comprend alors beaucoup mieux pourquoi l’Ukraine et les États Unis se sont fermement opposés à la résolution contre la lutte contre la glorification du nazisme proposée par la fédération de Russie ! Ainsi que les craintes légitimes de la Russie dont le peuple est meurtri des 27 millions d’assassinés par le IIIe reich et ses alliés.

D’autant que ce ne sont pas là les seuls faits à l’actif du régime ukrainien, dont on pourra notamment cité : incorporation du régiment Azof, se revendiquant du nazisme et arborant des emblèmes nazis (précisément ceux du régiment de panzer de la Wehrmacht qui a, entre autres, opéré le massacre d’Oradour-sur-Glane), dans la garde nationale ukrainienne ; incendie de la maison syndicale d’Odessa par les ligues fascistes d’Euro-Maiden où furent brûlés vifs 48  personnes en toute impunité ; interdiction du Parti communiste ukrainien ; interdiction de chaînes de télévision considérées comme pro-russe ; etc.

Ainsi va la « démocratie ukrainienne » ventée par nos médias-mensonges…

Enfin, comme un aveu indiscutable, le texte nous apprend également que seuls les États-Unis et les Ukrainiens ont voté contre ce texte… et c’est loin d’être la première fois, puisque tous les ans, ces 2 mêmes pays votent contre ce type de résolution.(5)(6)(7)(8)(9)

Et ne croyez pas que les pays membres de l’Union Européenne ont brillé par leur courage, membres de l’OTAN qu’ils sont, ils se sont lâchement abstenus, pour ne pas contrarier les plans de leur maître américain !

Et pour information, ces résolutions sont, heureusement, adoptées à une large majorité ! Y compris par des pays comme Israël, qu’on peut difficilement suspecter de cautionner des résolutions de réécriture de l’histoire ou de glorification de l’URSS et de Staline. (10)

Aussi, tout patriote, progressiste ou antifasciste français ne pourra qu’être horrifié par le fait que oui, les actuels « dirigeants » d’Ukraine, fut-elle « présidé » par Zelensky, sont bel et bien des admirateurs officiels d’organisations collaborationnistes du llléme Reich, directement responsables de la mort de dizaines de milliers d’innocents et qu’ils enrôlent officiellement, dans les rangs de leur armée régulière, des régiments entiers qui glorifient et se revendiquent  de l’idéologie nazie.

 

1) https://www.un.org/press/fr/2021/agshc4337.doc.htm

2) https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/LTD/N21/326/07/PDF/N2132607.pdf?OpenElement

3) https://www.monde-diplomatique.fr/2022/03/RIMBERT/64441

4)une simple recherche au nom de « Stepan Bandera » dans une application de navigation permet de déterminer les rues qui portent son nom en Ukraine. On notera qu’à Kiev il s’agit d’une avenue :

5) https://www.un.org/press/fr/2019/ag12231.doc.htm

6) https://www.un.org/press/fr/2017/agshc4221.doc.htm

7)https://www.un.org/press/fr/2016/ag11879.doc.htm

8)https://www.un.org/press/fr/2015/ag11745.doc.htm

9) https://www.un.org/en/ga/third/69/docs/voting_sheets/L56.Rev1.pdf

10)https://www.un.org/en/ga/third/75/docs/voting_sheets/L.49.pdf

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