Pour qu’un président de la République puisse mener à bien une politique de redressement de la France, il faut qu’il soit élu pour…

7 ans, si on en croit l’écrasante majorité des personnes ayant répondu à cette deuxième question essentielle.

Dans cette période tourmentée que nous vivons actuellement, la modification du système de mandat actuel peut sembler inutile pour de nombreux Français, concentrés sur des sujets qu’ils estiment plus importants. Cependant, ces réformes ont des conséquences directes et sont nécessaires, raison pour laquelle nous souhaitons partager ces réflexions.

Le quinquennat n’a provoqué aucun des avantages que l’on attendait de lui. Toutes les craintes que l’on formulait à son endroit, en revanche, ont été confirmées. Les élections présidentielles et les élections législatives sont devenues concomitantes. Cette simultanéité a provoqué une tendance à l’assujettissement des députés de la majorité au gouvernement, tendance qui freine désormais l’Assemblée nationale dans son rôle du contrôle de l’exécutif. Dans les faits, cette réforme a également eu comme conséquence d’effacer le rôle du Premier ministre, car bien souvent le président se charge seul de ferrailler en faveur des réformes sur lesquelles il s’est engagé. Sa surexposition médiatique érode au passage l’autorité propre à cette fonction qui demande recul et hauteur, et le rôle du Premier ministre passe au second plan. Enfin, le quinquennat a eu pour conséquence d’empêcher le recours fréquent au référendum : celui-ci présente en effet pour le président plus de risques que d’avantages. En cas de réponse défavorable, le président ne dispose que de peu de temps pour rebondir dans l’opinion avant la prochaine échéance électorale. Ce système sur cinq ans le pousse donc à s’abstenir de faire appel aux électeurs lorsque des prises de décisions importantes sont devenues nécessaires.

Dans cette période d’instantanéité où nous vivons, on peut comprendre l’inclination que peuvent avoir certains (18,15%) à raccourcir le mandat du Président de la République. Cependant, la frénésie électorale que nous subissons ne permet pas d’élaborer des politiques pérennes. Ce sont pourtant ces politiques qui donnent traditionnellement toute leur dignité à la fonction présidentielle.

VIA | la voie du peuple voit au contraire dans le septennat une formidable opportunité de revenir au temps long, à rebours de la société de l’immédiateté dans laquelle nous vivons. Le septennat permettrait donc que le président ait les moyens d’appliquer sereinement son programme grâce à cette longue période, et qu’il incarne la continuité de l’État dans une époque en pleine effervescence. Il s’agit également de redonner à l’Assemblée nationale son rôle prédominant et de lui rendre son autonomie en dissociant la tenue des législatives et des élections présidentielles. Enfin il s’agit de libérer le président de la République de l’obsession de sa réélection qui mine les prises de risques coûteuses politiquement. Le Président aurait ainsi un plus grand courage politique en assumant les réformes nécessaires au Bien commun de la société.

Il y a pourtant deux conditions sine qua non au retour du septennat. D’abord, il est nécessaire que le peuple et l’ensemble des corps sociaux aient les moyens de participer à la vie politique du pays par le biais du recours fréquent au référendum, pour empêcher le renforcement de l’exercice personnel du pouvoir du président de la République sur sept années consécutives. Ensuite, il faut nécessairement que le septennat soit non renouvelable afin de dégager définitivement le président des contraintes de sa réélection à la fin de son mandat. À ces conditions, nous retrouverons une stabilité politique telle que prévue dans l’esprit de la Constitution de 1958 : un président de la République élu pour sept ans, et pour un seul mandat, contraint de tenir le plus grand compte des élections législatives des deux tiers de son mandat, s’étant engagé à recourir au référendum sur les principaux points de son projet et confronté possiblement à l’obligation d’organiser d’autres consultations populaires, à la demande du Parlement et d’une partie des Français.

C’est précisément cette réforme du septennat que VIA | la voie du peuple entend mettre en place. Nous vous invitons d’ailleurs à découvrir les 36 autres propositions présentées par Jean-Frédéric Poisson dans son dernier ouvrage « La Voix du Peuple » (Éditions du Rocher).

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