Rapport Lequesne : comment (r)établir des liens entre les peuples, et aussi (…)


Pour sa présidence de l’Union européenne durant le premier semestre 2022, le gouvernement français a demandé à un groupe de travail dirigé par M. Lequesne, professeur de sciences politiques, un rapport sur « la francophonie et le multilinguisme au sein des institutions européennes ».

Paru à l’automne 2021, ce rapport contient une description claire de la situation actuelle, c’est-à-dire domination outrancière de l’anglais et marginalisation des autres langues officielles. Ceci aboutit à une séparation entre des élites plus ou moins anglophones et les citoyens de base, ce qui est contraire aux principes de l’Union européenne : démocratie, respect des minorités, non discrimination, etc.

Ce rapport contient aussi 26 propositions pour y remédier et permettre un meilleur plurilinguisme, en particulier par le développement de la francophonie dans les institutions européennes.

Europe-Démocratie-Espéranto, qui œuvre depuis de nombreuses années pour un meilleur respect des droits linguistiques dans l’Union européenne, et donc un meilleur débat démocratique à l’échelle de l’Union, ne peut que saluer cette initiative, et vient de publier un dossier à ce sujet.

Nous demandons au gouvernement français, qui sera dans quelques semaines en charge du bon fonctionnement de l’UE, de veiller à quelques principes de base :
– que la politique linguistique des différentes institutions soit clairement définie, de façon à ce qu’elle soit éventuellement discutable et amendable ;

– que les règles établies dans les textes soient appliquées, ce qui devrait être une caractéristique de l’État de droit dont se réclame l’Union européenne.

– que les citoyens européens ont droit à une traduction dans leur langue non seulement des directives et règlements auxquels ils doivent obéir, mais aussi de divers documents qui peuvent leur permettre de mieux comprendre les divers pays constituant l’UE, et de mieux comprendre les problèmes posés par la situation linguistique actuelle ; c’est le cas par exemple des enquêtes d’opinion Eurobaromètre ou des recherches financées par l’UE comme le projet MIME (Mobilité et Inclusion dans une Europe Multilingue), qui trop souvent ne sont disponibles qu’en anglais, donc restent inconnus de la majorité de la population.

Pour assurer un fonctionnement efficace de l’Union européenne, conformément au souhait de la grosse majorité de la population, il serait bon d’utiliser une langue commune facile, précise et équitable, c’est-à-dire l’espéranto.

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